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Bruno Bokanowski

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Le cinéma est un média de choix pour les enfants de 4-14 ans : plus de 9 d’entre eux sur 10 (92 %) y vont au moins une fois par an(*). Et parmi ceux qui y vont, c’est en moyenne presque 5 fois par an (4,8 fois), avec une médiane proche de 4.

 

Le chiffre :

Presque 5 !

 

Une tendance sensiblement à la hausse comparée à l’année précédente où les 4-14 ans étaient plus proches de 8 sur 10 à y être allés au moins une fois dans l’année. Évolution qui peut s’expliquer en partie par l’offre plus importante de films d’animation et d’action qui leur sont dédiés, puisqu’il sort en moyenne plus d’un nouveau film toutes les deux semaines dont la cible se trouve parmi les 4-14 ans. Cette offre prolifique semble donc bien être attractive pour ce jeune public qui, en moyenne, fréquente les salles obscures entre 4 et 5 fois par an.

Autrement dit, de l’ordre d’une fois par trimestre. Une fréquence assez logiquement un peu plus importante chez les enfants habitant en milieu urbain par rapport à ceux vivant en milieu rural (5,4 fois vs 4,4 fois) et pour ceux issus de milieux plus aisés : 5,4 fois pour les enfants de CSP+ vs 4,8 fois pour ceux de CSP-, et seulement 3,7 fois pour les enfants de parents inactifs. L’âge compte aussi puisque les 9-14 ans y vont en moyenne entre 5 et 6 fois, contre 3 et 4 fois pour les 4-8 ans.

Dates de sorties des nouveaux films obligent, ils y vont principalement durant les vacances scolaires (41 %), mais aussi le week-end (40 %). En revanche, le mercredi n’apparait pas comme un jour de prédilection pour cette activité familiale. En effet, pour un tiers d’entre eux (32 %), c’est essentiellement avec papa et maman que l’on va au cinéma, et ce quel que soit l’âge, quand pour un autre quart c’est seulement en compagnie de maman (vs 18 % avec papa). On commence seulement à s’y rendre seul avec des copains/ines à partir de 13 ans, et encore uniquement pour 15 % d’entre eux. L’accompagnement des grands-parents demeure quant à lui faible, même pour les plus jeunes (9 % pour les 4-6 ans).

 

Pas d’impact immédiat

 

Les enfants fréquentent donc de manière répétitive les salles de cinéma pendant les vacances scolaires et les week-ends, en grande partie en compagnie de leurs parents… Pour y découvrir des films dont l’essentiel du modèle économique et du scénario reposent sur l’exploitation de droits dérivés. Pour se faire une idée de l’efficacité directe de ce mécanisme, il convient de mesurer le niveau de demande immédiat suscité par « cette publicité sur grand écran, d’une durée d’1 heure 30 environ ».

Et là, les résultats apparaissent moins enthousiastes que ceux de la fréquentation des salles… Car, en moyenne, moins d’un enfant sur dix (9 %) demande un produit dérivé à l’issue du visionnage du film, que ce soient des jouets, du textile ou des produits d’édition, même si les 4-10 ans, et plus particulièrement les garçons, sont un peu plus « revendicatifs » (11 % en moyenne). Cela ne veut pas dire pour autant qu’il n’y a pas ou qu’il n’y aura pas de demande ultérieure sur ces produits sous licence, mais cela illustre seulement que, dans leur grande majorité, les films ne s’auto-suffisent pas pour créer un engouement massif sur leurs produits dérivés. L’exposition et la demande se font en-dehors des salles. « Le film ne serait-il finalement qu’un prétexte ? » 

(*) Source : étude omnibus KIDDIBUS – Junior City, mai 2019.

 

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