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La FJP s’invite au Grand débat national

Bruno Bokanowski
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La FJP s’invite au Grand débat national

Pour la 4e année consécutive, le nombre de naissances a diminué en France (12.000 bébés de moins qu’en 2017(*)), et 57 % des parents n’envisagent pas d’avoir un autre enfant dans les prochaines années, dont 28 % pour des raisons économiques et matérielles(**).

Face à ce constat, la Fédération française des industries Jouet-Puériculture participe au Grand débat national et souhaite attirer l’attention sur les politiques publiques familiales qui, « depuis des années, (…) n’ont cessé d’être dégradées » et d’appauvrir le pouvoir d’achat des ménages : des prestations monétaires (indemnisation du congé parental, allocations familiales) ayant été modifiées au détriment des familles, tandis que, dans le même temps, des hausses fiscales leur étaient imposées. Autant de facteurs préoccupants qui « nourrissent des frustrations », comme l’explique l’Union nationale des associations familiales (Unaf) et qui risquent d’accroître la baisse de la natalité sur les prochaines années.

Aujourd’hui, les familles ont besoin de se sentir aidées par le gouvernement. En ce sens, et en participant au Grand débat national, la FJP souhaite revaloriser la politique familiale et redonner du pouvoir d’achat aux familles à travers la mise à jour de trois mesures simples :

- La diminution de la TVA ramenée à 5,5 % sur les produits de première nécessité pour les bébés que sont les sièges-auto, nacelles et coques, aujourd’hui taxés à 20 %. Ce taux de TVA réduit est déjà appliqué en Croatie, en Pologne, à Chypre, au Portugal, en Irlande et au Royaume-Uni, et faciliterait l’accès des consommateurs français au matériel le plus performant pour améliorer la sécurité des enfants lors de leur transport.

- Le déblocage anticipé de l’épargne salariale (participation et PEE) au premier enfant. Ces sommes placées par les salariés ne peuvent faire l’objet d’un déblocage anticipé qu’à partir du 3e enfant, ce qui exclut 85 % des familles. Or, cette épargne serait une aide précieuse pour les parents qui accueillent un premier bébé et qui dépensent, en moyenne, 1.560 euros en articles de puériculture contre 1.039 euros pour les parents multipares(***).

- La réhabilitation du versement de la prime à la naissance au 7e mois de grossesse. En effet, depuis le décret n° 20141714 du 30 décembre 2014, ce versement s’effectue au 1er jour du 3e mois suivant la naissance de l’enfant. Or, cette prime est indispensable aux familles pour acquérir les équipements nécessaires à l’arrivée d’un nouveau bébé. Cette mesure est extrêmement dommageable pour les parents qui sont seulement 52 % à avoir utilisé plus de la moitié de la prime pour l’achat de produits de puériculture, alors qu’ils étaient 87 % à le faire lorsque la prime était versée pendant la grossesse(***).

(*) Bilan démographique publié par l’Insee en janvier 2019.

(**) Baromètre Institut des Mamans/FJP, échantillon 400 parents d’enfants de 0 à 23 mois – Juillet 2018.

(***) Baromètre Institut des Mamans/ FJP, échantillon 300 parents d’enfants de 0 à 35 mois – Avril 2017.

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