La filière cherche des relais de croissance

Bruno Bokanowski

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La filière cherche des relais de croissance

La filère cherche des relais de croissance

Réunie à l’occasion du salon professionnel Babycool, la filière des articles de puériculture et les parents exhortent le gouvernement à se montrer plus généreux envers les familles.

La FJP (Fédération française des industries Jouet - Puériculture) souhaite de nouveau alerter le gouvernement sur les dommages causés par la politique familiale actuelle, pénalisant directement la consommation des ménages avec jeunes enfants, induite par le report de la prime à la naissance. Un retentissement mettant corrélativement en péril l’ensemble de la filière des articles de puériculture, qui emploie 10.000 personnes, génère 200 M€ de TVA chaque année et qui a vu ses ventes reculer de 9 % en volume en 2016 (source GFK). Deux constats auxquels s’ajoute un contexte de natalité sans cesse décroissant depuis 2015, avec 785.000 naissances en 2016, soit 34.000 de moins qu’en 2014, ce qui en fait le niveau le plus bas depuis l’année 2000.

 

La prime à la naissance au 7e mois de grossesse

 

La prime, dont le montant est inchangé depuis 2014 à 923,08 €, était auparavant versée au 7e mois de la grossesse pour permettre aux familles, notamment les moins aisées, d’acquérir les équipements indispensables pour l’arrivée d’un nouveau bébé (mobilier, poussette, siège auto, habillement, etc.). Ce n'est plus le cas depuis le décret n° 20141714 du 30 décembre 2014 qui a décalé ce versement au 1e  jour du 3e mois suivant la naissance de l’enfant. Or, cette mesure s'est avérée extrêmement dommageable pour les familles primipares qui, selon l’étude récente menée par l’Institut des Mamans et la FJP, consacrent en moyenne 1.560 € en équipement pour accueillir leur enfant(*). De surcroît, la prime en elle-même est en quelque sorte détournée de son objectif initial, au détriment de notre filière. En effet, selon cette même étude, seulement 52 % des parents ont utilisé plus de la moitié de la prime pour l’achat de produits de puériculture, alors qu’ils étaient 87 % à le faire lorsque la prime était versée pendant la grossesse(*).

L’étude révèle également que les parents sont pourtant très largement favorables à un versement de la prime pendant la grossesse puisque 96 % le souhaitent(*). Ce plébiscite des parents pour revenir au dispositif antérieur de versement de la prime devrait être entendu par le gouvernement, le Président de la République ayant déclaré le 9 avril 2017 sur Radio J : « C’est un élément de justice d’accompagner les familles ».

 

Réduire le taux de TVA

 

Synonymes de sécurité et de limitation des accidents graves ou mortels chez les jeunes enfants en voiture, les sièges auto participent très largement à la prévention de la sécurité routière en France. Un constat validé par des chiffres et des statistiques alarmantes : en France, chaque jour, près de 4 enfants de moins de 10 ans sont victimes d'un accident en tant que passagers et, parmi ceux-ci, les 0-2 ans sont victimes d’accidents deux fois plus graves (66 %) que leurs aînés(**). Il apparaît donc essentiel que les familles puissent acquérir des sièges auto qui assurent un niveau de sécurité optimal. Pourtant, et alors que six pays de l’Union européenne (Royaume-Uni, Pologne, Portugal, Irlande, République Tchèque et Chypre) appliquent le taux réduit depuis plusieurs années, la Commission des finances de l’Assemblée nationale française a rejeté les amendements pour la demande d’abaissement du taux de TVA l’an passé, alors que l’impact financier de la mesure serait très limité pour les finances publiques. En effet, on estime que 1.900.000 sièges neufs se sont vendus en 2016, soit un chiffre d’affaires au prix public TTC de 211 M€(***), rapportant à taux plein 35 M€ de TVA. Le passage au taux réduit de 5,5 % correspondrait donc à un effort de 25,5 M€ sur la TVA. Par ailleurs, il est estimé que 400.000 sièges ont été vendus entre particuliers. Si la mesure faisait refluer la moitié de la vente d’occasion pour la transformer en achat d’équipement neuf, environ 1 M€ de TVA à taux réduit pourrait être collecté. La FJP estime donc l’impact net annuel de la mesure à 24,5 M€.  

 La FJP demande donc au gouvernement et aux parlementaires de rendre du pouvoir d'achat aux familles, à la fois par le retour du versement de la prime à la naissance pendant la grossesse, mais aussi par le passage au taux réduit de TVA pour la catégorie des sièges auto, nacelles et coques à compter de 2018. 

(*) Baromètre Institut Des Mamans – FJP. Echantillon de 300 parents d’enfants de 0 à 35 mois (avril 2017).

(**) Source : Observatoire national interministériel de la Sécurité routière – Bilan de la sécurité routière 2015.

(***) Source : panel distributeur GFK 2016.

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