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Baromètre exclusif: Le chiffre du mois : 39 %

Bruno Bokanowski

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Baromètre exclusif: Le chiffre du mois : 39 %

39 %, c’est la proportion d’enfants de 4-14 ans qui ont mis au moins un livre sur leur liste de Noël (mesure réalisée entre les 13 et 19 novembre 2019(*)). 2 enfants sur 5 ! À l’heure du « presque tout digital », un chiffre qui peut surprendre et qui mérite lecture…

 

Derrière ce chiffre, identique à celui constaté l’an dernier, tout n’est évidemment pas linéaire. On note ainsi quelques disparités en fonction de l’âge et du sexe des enfants, avec une appétence maximale pour les livres chez une fille sur deux de 9-10 ans et minimale chez les garçons de 11-12 ans (28 %). Les unes à l’âge où elles commencent à ne plus être des fillettes, les autres à l’âge où le jeu vidéo prend encore un peu plus d’importance.

Dans tous les cas, cette présence sur les listes de cadeaux traduit un attachement à la lecture pour une portion non-négligeable d’enfants. Les cadeaux d’anniversaires le reflètent également, avec le livre, 2e catégorie de produits offerte par les copains-copines(**), 4e par les parents et 5e par les grands-parents. Outre la praticité de l’achat et le prix moyen « raisonnable », quand on sait que les enfants offrent à leurs copains ce qu’ils aiment eux-mêmes recevoir, la preuve est faite : le livre compte !

Mais surtout, il raconte… Si le temps disponible à la lecture est compté (il s’inscrit dans les moins de 2 % de temps libre qu’ont les enfants après toutes leurs autres activités quotidiennes), il bénéficie d’une plage d’une vingtaine de minutes en moyenne, le soir avant de s’endormir(***).

Pour trois enfants sur cinq de 3-6 ans, c’est le moment où les parents leur racontent une histoire, le plus souvent livre en main. Pour trois enfants sur cinq du primaire et un sur deux au collège, le livre est régulièrement un compagnon de chambrée à l’heure du retour au calme et de la mise en veille supposée de leurs écrans. Moment d’intimité qui permet de gagner quelques minutes avant l’extinction des feux.

 

Les héros ont voix au chapitre

 

Laps de temps privilégié où ils s’intéressent le plus fréquemment à des histoires mettant en scène des animaux ou leurs héros de fiction favoris… qu’ils viennent de quitter sur leurs écrans ! Car à de rares exceptions près, pour ces « SCREEN-AGERS », point de héros littéraires d’intérêt sans exposition préalable sur un écran. Ce sont les écrans qui créent les héros qui n’ont droit de lecture qu’en seconde instance, et dans des formats de lecture rapides et visuels. Les catégories de livres demandées reflètent ces habitudes de lecture : plus du tiers des enfants prescripteurs demandent des bandes dessinées (près de 40 % de leurs lectures récentes sont une BD(*)), un sur cinq des mangas et des ouvrages sur les animaux, et un sur huit un abonnement à un magazine (licences de jouets phares en tête de liste). Un tiers d’entre eux réclament malgré tout des romans avec, comme par enchantement, Harry Potter en tête de classement, devenu plus populaire par son affichage cinématographique que littéraire.

Pour les enfants, livres, écrans, jeux et jouets sont indissolublement liés autour des héros et de leur exposition médiatique. Trois piliers qui contribuent au développement de leur imaginaire et à leur capacité à se raconter des histoires. Mais à quand le retour en force des « Livres dont vous êtes le héros » ?

 

(*) Source : étude Baromètre Kiddibus/novembre 2018 et 2019 - Junior City, 1.000 familles avec enfants de 4-14 ans.

(**) Source : étude Birthday Experience des 1-12 ans/juin 2019 - Junior City, 1.200 familles avec enfants de 1-12 ans.

(***) Source : étude sur l’endormissement des enfants/juin 2015 - Junior City, 500 familles avec enfants de 3-18 ans.

 

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